Il a été décidé de suspendre jusqu’au 30 juin 2027, pour nécessité de préservation de l’environnement, de protection de la santé des populations et de sécurisation de la zone frontalière, toute opération minière ou délivrance de titres miniers autour de la rive gauche du fleuve de la Falémé. La mesure de rupture concernant un rayon de 200 mètres autour de la zone s’est révélée opportune, parce que la nouvelle exigence engage le Gouvernement à faire preuve de plus de vigilance et à intensifier les concertations dans la définition et la mise en œuvre des politiques minières. L’objectif de l’État est de créer un secteur minier compétitif à l’échelle nationale et communautaire, attractif pour les investisseurs, économiquement rentable pour l’État, et socialement équitable pour les populations affectées par ces exploitations. Ainsi, l’accent a été mis sur le contrôle et le suivi des opérations minières pour s’assurer du respect des engagements des partenaires. A ce titre, le secteur constitue un axe important à renforcer à travers la modernisation des techniques de collecte des données sur l’exploitation des mines et carrières. Il a été mis en place au niveau du ministère, une Direction générale fédérant tout le secteur extractif en parfaite cohérence avec la Vision Sénégal 2050. La tutelle s’est donc inscrite dans une nouvelle dynamique qui implique des réformes majeures notamment la révision et la vulgarisation du Code minier avec une prise des textes complémentaires. Mais surtout l’opérationnalisation du Fonds de réhabilitation des sites miniers et de carrières (FRSMC) ainsi que l’opérationnalisation du Fonds d’appui et de péréquation aux Collectivités territoriales (FAPCT).