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Accueil > Dossiers > Projets et programmes > Stratégie pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSRP)
Le consensus autour de cette stratégie met l’accent sur la nécessité d’une mobilisation des décideurs politiques, des acteurs nationaux et des partenaires au développement pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion à travers l’établissement d’un lien étroit entre la réduction de la pauvreté, le progrès économique et le renforcement des capacités.
Du fait du processus participatif qui fonde sa légitimité, le DSRP sera le cadre de référence de toutes les interventions de tous les acteurs. Il servira de base pour l’élaboration des plans sectoriels de développement et des programmes d’investissement.
Ce document constitue la version finale du DSRP-II du Sénégal. Il traduit la synthèse des résultats du processus participatif de révision du DSRP après la validation définitive et l’adoption par le gouvernement. À sa qualité de document de politique économique et sociale pour la croissance et la réduction de la pauvreté, qui tire sa légitimité du fait du processus participatif qui le fonde, il détermine à moyen et long termes, les objectifs pour la réduction de la pauvreté, définit des indicateurs sur l’état d’avancement et fixe les objectifs annuels et intermédiaires, ainsi que les moyens à mobiliser pour atteindre les résultats. Il constitue ainsi un cadre de référence des interventions du gouvernement et des partenaires au développement mais aussi des autres acteurs (la société civile, le secteur privé, les collectivités locales) qui devront traduire dans les programmes sectoriels et dans les stratégies d’assistance les modalités d’opérationnalisation à travers les détails sur les objectifs quantitatifs, les activités, la répartition des responsabilités.
Le DSRP-II est marqué par les évolutions suivantes :
1) au niveau de la démarche participative, il a été mis en place des commissions de travail autour des catégories d’acteurs que sont (i) les acteurs étatiques, (ii) les organisations de la société civile, (iii) les collectivités locales, (iv) le secteur privé et (v) les partenaires au développement. Chaque catégorie s’est organisée de manière autonome pour produire sa contribution, d’abord sur le rapport d’avancement, ensuite sur la réactualisation du diagnostic et enfin sur la révision des objectifs et de la matrice des mesures. Toutes les commissions ont transmis leur contribution et ont eu à croiser leurs points de vue au cours de travaux d’inter commissions.
2) en ce qui concerne les données d’enquêtes, le processus de révision a pu tirer profit des résultats définitifs de l’ESAM II, ainsi que de l’enquête EDS IV, l’enquête 123, l’étude sur la « Gestion des risques en milieu rural au Sénégal, les revues des programmes dans les secteurs de l’éducation et de la santé, les données de suivi dans les secteurs qui permettent donc une analyse plus fine des déterminants de la pauvreté. Par ailleurs diverses études produites avec l’appui des partenaires notamment dans le domaine de la revue des dépenses publiques, les travaux thématiques sur les OMD, et l’analyse des secteurs ont permis d’enrichir les analyses et la définition des stratégies.
3) en ce qui concerne les nouvelles stratégies, le processus a aussi tiré profit de la réactualisation des programmes sectoriels et de la formulation de nouvelles politiques sectorielles dans presque tous les secteurs avec une meilleure articulation avec le DSRP.
4) au niveau des orientations, les résultats du rapport d’avancement de 2004 ont été traduits en recommandations sur lesquelles les différentes commissions se sont prononcées pour fixer les orientations du DSRPII. Elles concernent l’horizon temporel, la prise en compte des stratégies sectorielles élaborées depuis le premier DSRP, les priorités qui ont émergé au cours de ces dernières années, etc.
5) en ce qui concerne l’horizon, un consensus s’est dégagé pour porter l’horizon du DSRP à cinq ans (2006-2010) et s’inscrire de manière plus explicite dans une vision à long terme (2015), articulée entre autres, autour des OMD.
6) en ce qui concerne les axes de la stratégie : les différentes contributions des commissions ont permis de retenir les axes suivants :
Création de richesses et croissance pro pauvre : (i) tous les secteurs prioritaires précédemment identifiés dans le DSRP1 sont maintenus mais à cela s’ajoute la SCA qui occupera une place centrale, (ii) les nouvelles priorités relatives aux infrastructures de transport et à l’énergie comme politiques multisectorielles pour booster la croissance occupent une place plus visible.
Accélération de la promotion de l’accès aux services sociaux de base : cet axe est maintenu avec les mêmes secteurs et priorités mais avec un accent particulier sur les besoins d’accélérer les résultats pour avoir les impacts recherchés en vue d’atteindre les OMD dans les secteurs sociaux.
Protection sociale, prévention et gestion des risques et catastrophes : remplace l’axe « amélioration des conditions de vie des groupes vulnérables » qu’il intègre dans une perspective plus globale. L’axe prend en compte les nouvelles priorités de l’Etat mais aussi des populations en matière de gestion des risques et catastrophes auxquels elles ont été confrontées ces dernières années (naufrage du bateau « le Joola », inondations, invasions acridiennes, pluies hors saisons etc.).
Bonne gouvernance et développement décentralisé et participatif : ce quatrième axe prend en compte les évolutions notées depuis 2002, avec la mise en place du PNBG, le plan d’action CFAA / CPAR, entre autres.
Ministère de l’Economie et des Finances,
Cellule de suivi du Programme de lutte contre la Pauvreté
Thierno Niane
En savoir plus : www.finances.gouv.sn/espace_secteur...